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   Sols de la presqu'île

   Les sols de la presqu'île de Giens font partie de la Provence cristalline.

   Hyères chevauche la Provence cristalline et la Provence calcaire, mais bien timidement pour la seconde qui prend naissance au Mont des Oiseaux.

   Sur les terrains cristallins, le sol est suffisant pour permettre une réparation des feux de forêt ou de maquis en quelques années. En outre, sa nature chimique favorise le
chêne-liège, peu combustible dans sa combinaison ignifugée, et des "plantes-phénix" qui renaissent de leurs cendres en émettant de nombreux rejets à partir de la souche, telles que l'arbousier et la bruyère arborescente, ainsi que la bruyère à balais et quelques autres.

   En Provence, les terrains calcaires ne supportent le plus souvent que des sols squelettiques, peu épais et discontinus, laissant un peu partout percer la roche, comme le ferait l'os à travers la peau d'un homme d'une maigreur extrême. Le calcaire, naturellement plus ou moins blanc, se tache de rouille dans toutes ses anfractuosités. Ce sont les impuretés
argileuses, oubliées par le ruissellement des pluies après la dissolution de la pierre en surface, qui s'oxydent ainsi.

   Les grès permiens et triasiques sont également pigmentés par la présence du fer, comme c'est le cas pour tous les paysages rouges de la planète, du Hoggar à la Vallée de la Mort.

   Une conséquence inattendue de cet état de choses, dans notre région, est que les touristes un peu avertis de l'histoire de la Provence croient voir de la bauxite partout !