UNESCO
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Appel
UNESCO par Wolfgang Eder
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Proposition
d'inscription sur la Liste du Patrimoine Mondial de
L'UNESCO
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Label
UNESCO
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Article
de Var Matin du 17/02/03
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Etude d'une éventuelle
inscription du site élargi sur la liste du patrimoine mondial
de l' U.N.E.S.C.O.
Cette
idée commence par le mot "Etude", car
il s'agit d'une idée qui doit d'abord être analysée
et discutée, et ne pas être un simple coup de coeur.
En effet si elle a des attraits prestigieux, elle peut aussi présenter
quelques inconvénients.
Là aussi il s'agit
d'une idée ambitieuse, nécessitant une volonté
politique forte, mais également consensuelle, dépassant
les seules préoccupations locales ou même intercommunales,
pour convaincre, si possible toutes tendances confondues, les
autorités départementales et régionales de
l'intérêt d'une telle demande que seul peut faire
le gouvernement français à l'UNESCO, après
que les Ministres de l'Environnement et de la Culture en soient
eux-mêmes convaincus.
Il
s'agit d'obtenir un label prestigieux
international, concernant un site culturel ou naturel, ou parfois
les deux. Il y a une trentaine
de sites inscrits en France (centre de Lyon, Carcassonne, cirque
de Gavarnie,
), le dernier, en décembre 2000, concernant
la Loire entre Orléans et Angers, site à la fois
culturel (les châteaux de la Loire) et naturel (le dernier
fleuve d'Europe resté sauvage). Sur
la côte méditerranéenne française,
il y en a ZÉRO !
La
partie de cette côte la moins bétonnée et
restée encore relativement sauvage se trouve dans le Var.
Le périmètre peut en être discuté comme
l'a été celui de la Loire. Il pourrait aller de
La Garde avec son Université jusqu'au Cap Lardier. Le site
grec d'Olbia, de vieux villages perchés comme Bormes et
Pierrefeu, la vieille ville du centre de Hyères peuvent
constituer un volet culturel complémentaire. Mais le volet
principal est l'aspect naturel extraordinaire, préservé
ou à protéger, notamment les îles d'Hyères,
la Presqu'île de Giens, les côtes sableuses et rocheuses,
les collines et montagnes des Maures accolées à
la côte, le plateau continental jusqu'à - 200 ou
-250m ; le Parc National de Port-Cros ; le Conservatoire National
de Botanique de Porquerolles. La diversité des paysages,
l'extrême richesse des écosystèmes menacés
et la variété des données géologiques,
sont autant d'arguments qui plaident en faveur d'une inscription
du site sur la liste et permettent l'élaboration d'un rapport
de présentation riche et solide.
Pour la Loire il y a eu
des opposants au projet, mais une fois le label décerné
il semble qu'il y ait une fierté et un enthousiasme général
des populations. Notamment les offices de tourisme de la Loire
sont très favorables. Les communes y voient déjà
un grand espoir de développement contrôlé.
A Lyon, dont le centre ville a été inscrit sur la
liste, les nuitées d'hôtel, notamment en période
creuse, ont augmenté de 30%.
On nous a fait remarquer
que cette procédure devait partir de l'état français
et non d'un particulier. Bien sûr ! J'ajouterai de plus
que l'UNESCO s'assure que les lois de l'environnement du pays
concerné sont respectées et que les autorités
locales ou régionales sont d'accord avec l'Etat sur la
demande.
Mais ceci n'empêche
pas un simple citoyen et une association de lancer l'idée.
En tant que simple citoyen et président de l'A.P.G., Jean
Sougy a présenté, après avoir obtenu l'appui
du maire et du député de Hyères et du Directeur
du Parc de Port Cros, l'idée au Symposium B1 du 31ème
Congrès Géologique International, à Rio de
Janeiro, sous forme d'un exposé oral et d'un " poster
", en août 2000. Il a posé la question aux experts
de ces problèmes à l'UNESCO si ils pensaient qu'une
telle demande serait justifiée ou non. La réponse
écrite, venue du siège de l'UNESCO à Paris
a été affirmative et disant même que cela
devrait être une priorité que de présenter
un dossier pour une des prochaines réunions annuelles du
Comité international chargé d'étudier les
demandes.
Il
faut donc maintenant passer à l'échelon supérieur,
le rôle de l'A.P.G. ne pouvant plus
être, après avoir lancé et discuté
l'idée, que de contribuer à la réalisation
du dossier national qui doit mettre en évidence un certain
nombre de critères précis, naturels et (ou) culturels,
définis par l'UNESCO.
Cet
objectif est ambitieux lui aussi mais réalisable s'il est
soutenu par les décideurs (politiques et administratifs)
qu'il faut d'abord convaincre. Il sera générateur
d'une prise de conscience du grand intérêt du site,
tant pour le protéger à long terme que pour le mettre
en valeur et le faire connaître
à l'échelle internationale.
Il fera connaître à toute la planète que l'on
peut visiter ce site en hiver, si l'on est intéressé
par ses richesses attestées par l'UNESCO, et si l'on a
ses vacances à d'autres périodes de l'année
que les français. Avec le Web maintenant tout se sait très
vite et partout. Les étrangers de pays lointains voulant
visiter la France se renseigneront d'abord sur les 30 sites français
de la liste UNESCO et retiendront parmi eux ceux qui correspondent
à leurs critères de choix.
Mais
comme nous l'avons dit au début en parlant "d'étude",
le Label de l'UNESCO, s'il peut apporter des financements européens
pour la protection et l'entretien du site, et faciliter le tourisme
nature et le tourisme hors saison, présente aussi des inconvénients..
C'est en particulier celui du risque
d'augmenter la surpopulation d'été et
tous les excès qu'elle entraîne.
Cela
nécessitera une gestion contrôlée du site,
notamment en proposant d'éviter cette période. Il faudra aussi que
les lois de protection, dépendant de l'état français, soient
strictement respectées, et non comme trop souvent bafouées par des
dérogations dues à la pression immobilière et à la
recherche du profit à court terme.
L'inscription
sur la liste peut être un grand avantage, mais sous la condition que les
lois de protection française (PLU, classement loi 1930 , Grand Site, etc.
) soient strictement appliquées. Tout ceci est à discuter , même
si l'idée est a priori fort attrayante...